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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 15:30


Récits de chasse - Trophées   2009


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Cette rubrique vous appartient. N`hésitez pas à nous faire parvenir vos récits et vos photos . Nous nous ferons un plaisir de les mettre en ligne.

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Une nouvelle saison de chasse recommence et voici, au fil du temps les récits et photos de vos journées de chasse...

 

 

 

 

Improbable sanglier du 1er mai

 

 

Il y a des jours ou tout ne se passe pas comme prévu, des fois ou l'on ne fait pas ce que l'on pensait faire.

A la base je ne devais pas chasser ce soir là pour plusieurs raisons.
Mon ami Matthieu était de retour d'Allemagne pour le week end. N'ayant pas souvent l'occasion de chasser je décidait alors de l'inviter à la chasse et de l'accompagner avec mon appareil photo.
Je n'avais pas totalement digéré mon échec de la semaine dernière qui s'était soldé sur une flèche en pleine épaule d'un sanglier.
En plus la journée du samedi s'annonçait très chargé au magasin et je n'aurais pas la possibilité d'effectuer une éventuelle recherche le lendemain matin. Matthieu insistait pour que j'emmène mon arc du genre : Allez vas y emmène le, je peux te faire la recherche ... Il n'en fallait pas plus pour me convaincre.

Je décide ce soir là d'aller me poster au sommet d'une petite côte ou le coucher de soleil rasant me permettrait de tenter des photos de chevreuil avec une bonne lumière.
Je m'installe tranquillement sur une souche en pleine grande futaie soleil dans le dos, l'appareil autour du cou et l'arc à mes côtés au cas ou ! Le bonheur...

Je sens assez rapidement du mouvement dans l'épais en contre bas mais rien de précis.
Le temps passe et pas le moindre chevreuil ne se présente à portée d'APN. Le beau soleil se couche et cela me décide à entamer une pirsch sur un chemin emprunté par un cavalier le long de l'épais.

Au bout d'une vingtaine de mètres je croise un petit brocard qui sort des feuillus pour viander dans la futaie. Il s'éloigne progressivement de moi et fini par disparaître tel un fantôme. Je continue lentement ma promenade le vent dans le nez sur le chemin rendu silencieux par les chevaux.

A peine le temps de parcourir quelques mètres et j'entends un "crouic" caractéristique de nos amis suidés. C'est précisément à ce moment que le promeneur photographe de chevreuil devient prédateur à la quête d'un gibier. Les conditions sont plus que favorables, j'ai déjà oublier mon échec de la semaine passée et la difficile matinée de travail qui s'annonce le lendemain matin…

Les bruits de sanglier se rapprochent et j'aperçois enfin le premier sanglier qui vermille dans une piste au travers de l'épais. Il s'agit d'une bête de compagnie d'une 40 aine de kilos.
Qui dit bête de compagnie dit compagnie et je ne tarde pas à m'apercevoir qu'un nombre important de sangliers se rapproche du chemin. L'approche est assez longue, au bout de 200 mètres environs j'aperçois les sangliers en train de fouisser sur le chemin face à moi. Encore quelques mètres et je serais à porter de tir. Le problème c'est qu'à cet endroit du chemin, pas mal de feuilles mortes gênent ma progression.
Mais les sangliers, sans doute mis en confiance par la nuit qui commence à tomber sont bruyant, leurs va et vient permanent me fait penser que je peux prendre le risque de parcourir le plus discrètement possible le reste du trajet. Cette prise de risque s'avèrera payante car les sangliers sont maintenant à une quinzaine de mètres.

Je laisse passer une grosse laie d'une bonne centaine de kilos et me focalise sur une bête de compagnie d'une quarantaine de kilos qui traîne au beau milieu du chemin. J'arme mon arc, prend le temps d'effectuer la meilleure visée possible et lâche ma flèche qui va frappée sa cible au poitrail. Le sanglier pousse un petit cri et disparaît dans les hautes herbes.
Je repart aussi silencieusement que possible pendant que les sangliers réapparaissent sur le chemin !
Quelle émotion, quelle chance !

De retour sur place après une bonne demi heure, nous remontons rapidement la piste de sang abondante qui nous sépare d'une cinquantaine de mètre du sanglier sans vie !

Merci dame nature pour cette soirée inoubliable, merci à toi Matthieu pour ton soutien logistique.

 


Laurent

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broc au tree stand, Jeudi 25 mai


Cela ne devait être qu'un repérage !

Jeudi 25 mai, l'activité se calme un peu au magasin et la soirée s'annonce douce sur mon Alsace natale. Je décide d'effectuer une sortie sur une parcelle propice à la rencontre de chevreuils. La zone est située à environ 1000 mètres dans les Vosges alsaciennes. Fred avait posé un tree stand l'an dernier dans une zone moyennement fourrée, l'occasion pour moi d'effectuer un repérage pour le brocard voire plus si affinité.

L'accès de la place est un peu complexe, elle oblige de passer au travers d'une sapinière parsemée de branches mortes et il n'est par rare de lever en arrivant dans le secteur. Mais ce soir là une averse dans l'après midi rend le sol relativement silencieux et je suis dans un de ces jours ou l'on se déplace sans faire aucun bruit. J'arrive sur le tree stand vers 19h00 et j'ai rapidement l'impression de m'immerger dans le biotope pour faire corps avec le sapin sur lequel je me trouve. Le vent qui soufflait dans l'après-midi s'est désormais calmé et je suis capable de percevoir le moindre bruit de pas à des 10 aines de mètres à la ronde. Je suis au paradis…


Après une petite demi-heure je détecte un mouvement dans mon dos. Un pas lourd semble se rapprocher progressivement de moi. Je pense tout de suite à un cervidé, nombreux dans le secteur. Mon APN est près à rugir. J'essaye de me contorsionner à travers les branches du sapin pour repérer le mystérieux animal mais rien n'y fait. Après de longues minutes d'attente je finis par apercevoir le corps beige caractéristique du chevreuil. L'animal est bien trop petit pour être un cerf et je détecte bien vite la présence de bois au haut de son crâne.

Le brocard se rapproche inexorablement de moi et se trouve bientôt sous ma plate-forme. Je me lève le plus silencieusement possible et me prépare pour attendre le bon moment. Le chevreuil est à maximum 5 mètres de moi et l'armement me paraît quasi impossible. J'attends qu'il s'éloigne doucement pour armer mon DXT le plus discrètement possible. Le chevreuil se trouve peut être à 8 m et s'en prend brutalement à un petit sapin pour marquer son territoire. Je me souviens être resté très longtemps armé et d'avoir pris le temps pour affiner ma visée.

La flèche part et atteint son but à l'endroit escompté. Le broc détale bruyamment et repart là d'ou il est venu. L'émotion était extrême grâce à la proximité mais la lenteur de l'action m'a permis de me calmer. J'attends quelques minutes puis décide de me rendre silencieusement sur l'anchuss.



Du sang bulleux sur la flèche m'incite à prendre la piste assez rapidement. Je trouverais sans doute mon chevreuil à quelques mètres de là. Le sang est abondant au début puis de moins en moins. Je me rends à l'endroit ou j'ai perdu le chevreuil de vu pour voir s'il n'est pas couché là mais je ne trouve plus aucun indice. Pourtant avec une flèche pareille, il est forcément là !

Je suis désormais dans l'obligation d'appeler un chien de sang ! Un jeune conducteur qui habite sur la chasse me rejoints sur les lieux et s'apprête à effectuer sa première recherche ! En plus avec un gibier tiré à l'arc !

Le chien visiblement exciter fini péniblement par prendre une piste que je pense être la bonne, et commence la recherche sans aucune trace de sang. Le doute commence à envahir mon esprit. Nous allons droit dans la sapinière en suivant le chien qui fait des zig zags à travers les résineux. Le chien qui a souvent le nez en l'air semble très nerveux et je suis de moins en moins confiant. Pourtant lorsque je me souviens de l'endroit ou la flèche a pénétré le chevreuil je me dois d'y croire. Après environ 250 mètres de recherches nous retrouvons le chevreuil au sol inanimé ! Quel soulagement !




Il s'avérera que la flèche n'a pris qu'un poumon et que la sortie était obstruée par le coude l'animal.

Merci à Grégoire et son fidèle "Clovis" pour cette première recherche et à dame nature pour sa générosité en ce magnifique début de saison !

 Laurent

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La vengeance du Prestige, dimanche 07 juin .


Il est des arcs comme des carabines, on a beau remplir le râtelier, au moment du choix de l arme pour sa sortie d affût, on saisit toujours la même.

Les archers n' échappe pas à la règle. Mon mathews prestige est mon arc fétiche , mon fidèle compagnon .

On pourrait m en donner le double de sa valeur que je ne le vendrais pas.

Dimanche , je lui avais fais une infidélité pour sortir le tout nouveau " the monster " , arc dont la vocation première sera l'Afrique. J'allais récidiver ce soir, mais pris d un doute après les modifications de réglages de l'après midi, mon choix se reporta bien naturellement sur mon vieux compagnon .

La soirée d'affût s'annonçait moyenne , un vent violent soufflait des colza vers le bois, condamnant ainsi toute sortie de sangliers vers la plaine.

J espérais néanmoins une accalmie à l arrivée de la nuit. Et qui sais ce qui peut encore se passer dans les 45 minutes qui suivent .

Vers 21 H 30 le vent était toujours aussi fort et j enrageais d'autant plus, que la pluie s'était invitée à la fête. Nom de zeus, quelle chianlie.... et le vent qui tourne .

Vers 22h00 je songe sérieusement à décrocher. Je me lève enlève gants, masque et décocheur pour les ranger dans mon catquiver. Au même moment, ça craque lourd sur ma gauche . Je me retourne et vois sortir un poney des colza
Je refixe rapidement mon décocheur au poignée, saisit mon arc, encoche une flèche, allume mon rhéostat sur mon viseur, et essaye de suivre ce monstre .
Il est vraiment tres haut et apparemment seul. Dans l herbe haute, j'aperçois son dos qui dépasse facilement. Si il continue de la sorte, il va me passer au ras du TS.
J attends en essayant de me calmer mais la pompe tourne déjà au max.
Le vent est pour l instant bon mais limite, il lui reste un rempart de souches a franchir et il sera au pied de mon arbre ou presque.

A 5 mètres de moi et à ma verticale il s'arrête net et roufe deux fois...
Nom de zeus il faut que je prenne le tir sinon il va m éventer sur le chemin de la souille.

J'arme mon prestige pour un tir peu académique à la verticale. Je prends ma visée au milieu des épaules et décale légèrement mon point pour eviter de prendre la colonne si haute à ce niveau.

J'envoie et la violence du choc fait s'asseoir le ragot sur son séant .

Ne s'en laissant pas compter il démarre comme une furie et casse tout devant et ça pousse.

J'attends une vingtaine de minutes et descends de mon poste. A l'anschuss pas de flèche et 5 mètres plus loin le premier sang mais rien de vraiment transcendant .
Je téléphone à mon ami Olivier qui me rejoint pour un pistage de nuit sur un beau sanglier.

10 mètres plus loin on trouve la flèche maculée d un sang rouge vermillon . La piste est aisée mais sans plus , par contre le sanglier prend la direction des colza et de nuit.....

Heureusement on le trouve coucher juste en bordure du champs .

100 kilos vidés pour un beau sanglier même si ce dernier est encore jeune .





Pourquoi la vengeance du prestige me direz vous?  Tout simplement, parce qu'avec le monster j aurais bien été incapable d'armer mon arc dans cette position....

vraiment un sacré arc.


Olivier C



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Fallait cogner, lundi 8 juin


Ça devait être un affût aux sangliers mais Saint Hubert en décida autrement......

La soirée commença par une bonne douche, l orage qui venait d éclater largua des trombes d eaux sur ma carcasse et je grelottais comme un pleutre dans mon arbre.
Au loin, un semblant de ciel bleu me laissait croire à une amélioration, il fallait juste tenir et faire attention à la foudre.
Inutile de vous dire qu’ avec des flèches carbone à plus de 5 mètres de haut on est une version originale du paratonnerre ......
Enfin cela se calma et un grand beau temps avec une absence totale de vent allait clôturer cette soirée d'affût .Tous les espoirs étaient permis.

Cette seconde partie débuta par l arrivée de mon brocard. Il se cala à une dizaine de mètres de moi, afin de viander de jeunes pousses de ronce.
Je l'arma 1 ou 2 fois, histoire de me rassurer sur mes capacités prédatrices et lui donnais rendez vous au rut pour une chasse à l'appeau.
Il quitta la scène 20 minutes après son entrée pour rejoindre un prés voisin et profiter des derniers rayons de soleil.

Peut être un quart heure plus tard, dans les hautes herbes sur ma gauche, un renard puis 2 puis 2 renardeaux sortent du colza .



Aussitôt une chevrette apparaît de nul part, se bloque à 20 mètres des renards. Elle tape de la patte et siffle alors que les deux renards adultes patrouillent avec frénésie dans les hautes herbes ....

Je viens de comprendre : Nom de zeus elle doit avoir son faon dans ce fouillis végétal ....

Je saisis mon arc et essaye de prendre une visée mais à part des mouvement que je devine , je ne vois rien qui me permette de lâcher une flèche et ça va très très vite .....



J'aurais pu siffler pour arrêter ce ménage mais non, je venais de basculer dans autre chose, de plus violent, de plus haineux .

Le monster allait parler

Je déporte ma visée sur un des deux jeunes qui jouent à 25 mètres sur une butte .La flèche le cloue sur place .
Le second se ramasse sur lui même mais trop tard, une seconde flèche vient de le cueillir.







Les deux vont mourir dans un fossé rempli d eau.

la chevrette qui m a vu et restée sur place.

Un des deux renards adultes reprend le chemin du colza . L autre qui doit être la femelle se tapie dans les herbes et jappe ....

Comprenant que ses petits sont perdus, elle quitte la place et passe devant la souille . J'arme et envoi .

Un craquement d os me confirme que j ai fais mouche . elle fuit et tombe un peu plus loin .

20 minutes après, les sangliers sont la et je n ai plus de flèche .

J attends et débarrasse la place .


The monstre a parlé 3 fois

J'irais cherche la femelle cet après midi
.


Olivier C

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Par Association Haut-Rhinoise des chasseurs à l'arc - Publié dans : Récits de chasse - Trophées
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