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Mercredi 4 juin 2008

Récits de chasse - Trophées


brocard-trophee-2-.jpg

Cette rubrique vous appartient. N`hésitez pas à nous faire parvenir vos récits et vos photos . Nous nous ferons un plaisir de les mettre en ligne.

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(Bonzaï, car notre instructeur est un passionné)

Voici un petit compte rendu de notre excellent chasseur et instructeur Pépo, qui au fil des jours, va s'ettoffer. Pas de doute là-dessus !!!
Saison 2008

Le 25.04.08


  Le 02.05.08

Le 19.05.2008

Le 29.05.2008


Humble le chasseur à l'arc qui prend acte sans grand discours, sans grand commentaire...
Seul l'acte reste en mémoire... Sensei Pépo !!!

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Le 08.06.2008


Prélevé à l'approche, tiré à 20m. distance de fuite 10 mètres
Ps. "pour flèche de velours" : Tu m'avais dit d'arrêter avec les sangliers, alors...
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Le 18.06.08
La saga Pépo continue...

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Le 28.06.08

Voici donc un des secrets de Pépo, enfin révélé !!!
Mais qui se cache donc, sur le tree stand, des lunettes, une casquette... ???

Hé oui, c'est bien Arthur le fidèle compagnon de Pépo, fidèle au poste d'affût, bien sagement assis sur le tree, attendant patiement le gibier.

Après une recherche minutieuse suite aux grand succès de Pépo (et quelques mails de délations...) Nous avons peut-être trouvés une des causes à la réussite et chance mystique de Pépo !
Après avoir été rejetté un peu partout, cette magnifique Séraphine à trouvé une bonne âme (Pépo) et depuis la chance sourit à notre excellent instructeur !
Ci-dessous le message divin (et anonyme surtout)  parvenu à notre chasseur hors pair !


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Le 14 Juillet 2008 un renard !


Et pour la fin de semaine, petit Kiler de 34 kg...

Pépo & Arthur vous allez encore faire des envieux !!!

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Le 17.06.08


Quand la quête du premier amène les deux autres ……..

 

        C’est en chassant un magnifique dix pointes, que me fut donnée l’occasion de prélever de manière opportune deux beaux brocards. La quête du premier m’avait amené à placer un tree-stand au milieu d’un immense roncier où trônaient quelques maigres baliveaux. Une coulée axiale traversait l’ensemble, et servait de jonction entre la forêt, la prairie et les vignes.

En tenant compte du vent et en modifiant au minimum le lieu, j’avais réussi à hisser à 6 mètres de haut ma plate-forme sur un arbre que j’avais jugé assez solide pour me supporter. Grâce à une bonne orientation de mon TS, deux fenêtres de tir s’ouvraient à moi, au travers de cette épaisse végétation.

 


 

Vue de face

 


Vue sur la droite avec la sortie sur les vignes et la prairie

 

        Me doutant que je n’avais pas à faire à un enfant de cœur et ne voulant nullement éveillé ses soupçons, je décidais de laisser dormir mon affût une quinzaine de jours afin que ce dernier s’intègre complètement dans le décor et soit assimilé par les animaux comme «naturel ».

Et le fameux jour arriva enfin. Je me rendis sur le lieu de bonne heure et  me garais assez loin. En prenant le rythme d'une chasse d’approche, je marchais le plus discrètement possible en direction de mon spot. J’arrivais sur les lieux relativement rassuré de n’avoir effrayé aucun animal. En respectant les mesures élémentaires de sécurité, je me hissai sur ma plate-forme et pris place. Je fis un rapide check du matériel, puis fit des essais d’armement afin de mémoriser les fenêtres de tir et les distances en fonction des possibilités d’arrivée de mon brocard. Enfin installé et l´esprit serein, je jetai un coup d’œil rapide à  ma montre qui indiquait 18 h oo.

Vers 20h45, un aboiement puissant me fit sortir de ma torpeur. Aussitôt, un autre brocard y répondit et une course poursuite semblait s’être engagée entre les deux protagonistes à plus de 200 mètres de là. Je ne voyais rien mais entendais tout. C’était de bons augures, les chevreuils étaient sur pied et chacun faisait son petit tour pour contrôler son territoire.

Moins d’un quart d´heure plus tard, je saisis je ne sais comment un déplacement sur ma gauche dans le fouillis végétal. Je tournai la tête lentement et essayai d’en découvrir la cause. Le haut d’un petit arbuste qui bougeait me permit de localiser le corps d'un brocard qui semble-t-il frayait. La prochaine fenêtre de tir était à moins de 10 mètres sur la coulée. Je saisis l’arc et y accrochai mon décocheur. Etant en surrégime émotionnel et l’animal ne m’offrant aucune ouverture, il me fallait être patient.

Une minute après et dix pas plus tard, je découvris enfin la tête de mon intrus. «Nom de Zeus, ce n’est pas mon dix pointes mais c’est une cathédrale ». Inutile de vous dire que je repris un coup de 10 mille tours minute. Je respirai à fond pour me calmer. Encore deux pas et je devrais armer. Les conditions de tir me semblaient excellentes mais l’émotion que provoquait une occasion sur un si beau trophée me submergeait.

 

C’est le moment, j'arme, me mets en position, cale le point rouge au défaut de l’épaule et vérifie que l’animal n’a pas été mis en alerte par les mouvements de cette prise de visée. Tout semble parfait, mon chevreuil viande les jeunes pousses de ronce. Je libère la flèche qui percute le flanc avec un énorme «Vrrrrac ». L’animal fait 2 ou 3 bonds puis chancelle de l’arrière-train. Enivré par la mort qui l’envahit, sa démarche est chancelante et ses jambes ne le portent plus. Il disparaît de ma vue et l’attente commence. Le bruit d’une chute dans les rochers me confirme sa fin. Un quart d’heure plus tard et après un pistage facile, je le retrouve couché pour l’éternité.

 

 


L’animal ayant pas mal dégringolé en contrebas et me trouvant relativement loin de la voiture, je décide de couper par une portion de forêt que je ne connais pas. Je traverse un chemin forestier et opte de manière instinctive pour un cap que je suppose être le bon. Je n’ai pas fait 30 mètres que je tombe sur une énorme coulée au milieu de rejets marqués de frottis. Je repense aux aboiements, au chemin qui pourrait être une limite de territoire et me dis qu’un autre brocard doit être calé dans le coin. Peut-être même s’agit-il de mon dix……

 

Une semaine après, je fais une reconnaissance et installe un TS au milieu des rejets. Même principe, même procédure, je laisse dormir une quinzaine de jours puis monte. Les temps d’affut sont propices à la réflexion et je m’interroge pour savoir si j’ai enfin «spoté» le maître du secteur. Le gabarit  des arbustes qui ont subi les assauts  me ferait plutôt penser l’inverse.

Un bruit de pas dans mon dos me sort de mes pensées .Un animal approche calmement. Je me retourne aussi discrètement que possible et découvre un beau six arrivant droit sur moi. Je ne l’attendais vraiment pas de ce côté et il n’est même pas sur une draille. S’il continue comme cela, il va se cogner dans mon échelle. Heureusement, un tronc de premier choix pour se gratter le cou se présente à lui et mon seigneur n’hésite pas à faire un bon écart pour en profiter. Il est maintenant à cinq mètres devant mon affut  mais plein cul. Même si l’animal est proche, la situation est loin d’être favorable à un bon tir. Je commence à croire que l’affaire va me passer sous le nez lorsque mon gaillard me présente un plein travers (légèrement 3/4 avant) à une quinzaine de mètres.

Je saisis l’occasion et envoie une «stricker» magnum faire son travail. L’animal est terrassé sur place. Le sang gicle par le trou béant de son épaule jusqu’à ses oreilles. Il fait à  peine 10 mètres et s’effondre.

 


 

Je dédie ce récit et ces deux beaux brocards à nos jeunes de l’association qui galèrent parfois beaucoup pour arriver à connaître enfin la joie d’une action de chasse réussie. La chasse à l’arc est une histoire où les épisodes se suivent mais ne se ressemblent pas.  On passe de période de galère effroyable à de grands moments de succès sans autre explication que celle d’être là au bon endroit au bon moment.

Mais une chose est sûre : Aux persévérants, la chance paye toujours son tribut.

 

Olivier Catillon
 

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Le 08.07.2008


20h45 Tir d'un tree-stand, distance 10 m, distance de fuite 10m. Arc Mathew Switchback LD  Lames Striker 125 grs



02.08.2008
21h30 Tir d'un tree-stand 15m , distance de fuite 10m



Chris.

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Le 23.08.08


7h15 Tir d'un tree stand 18m, distance de fuite 35m (atteinte coeur, poumon)
 Arc Bowtech
Airborne 101 Lames Striker 125 grs



Pascal

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Vacances mi-Aout à l'île Maurice de notre Président !

Le cerf de Java que j'ai tiré est caractérisé par un bois gauche "anormal" avec les 2 derniers andouillers de longueur égales en "pince de langoustine", chez le cerf de java qui ne porte que 6 cors, le deuxieme cor est en principe plus court ( comme sur son bois droit). Tir 15 m , 3/4 arriere, lame G5 montec, distance de fuite 50m, mort en 5 seconde, pointe du foie + 2 poumons;

Waidmansheil Dominique qui pose avec de Lionel Berthaut



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Le 10.09.08
à 20h20


Arc: switchback 62 livres
Lame stinger 125grains
Distance 5 m
Pénétration: dos niveau épaule avant
Fuite 2 m


Laurent

Merci à Nicolas qui nous à permis de passer une excellente soirée de chasse au ragondin...
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Le 11.09.2008

Pépo & Arthur
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Le 18.09.2008

Tirer a Roseneau 19h40 avec une lame Striker 125 grs, distance de fuite 20 m.

Waidmansheil Marc !!!
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Le 28.09.2008

Waidmansheil   Pépo & Arthur

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Un "Prestigieux" brocard pour Pépo

Le 1er juin 2007,

Pépo a baptisé son nouvel arc , un Mathews prestige. Un prélévement qui s´inscrit dans la logique des choses pour ce brocard à la tête mal faite. L´animal a été tiré légèrement 3/4 arrière. La flèche est entrée au coffre pour resortir au cou .

Une photo du haut du tree Stand. Joli souille !!!!!
Souille.jpg
Une photo du brocard avec Arthur qui veille .....Surtout n´essayez pas d´y mettre les mains !!!!!!!!!
pepo-chevreuil-.jpg
Arc Mathews prestige 75 livres à 28,5 - tube FMJ - lame striker G5. 
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Le brocard à un bois
Le 19 Mai 2007

Brocard----un-bois.jpg

Voila plus de deux heures que je suis sous la neige sans bouger. Ma place d´affût se situe au bord d´un épais et mon tree stand est à six mètres de haut et à dix mètres de la coulée. Ma main d´arc en contact avec l´acier du gripp est complètement engourdie par le froid. La neige sur le sol va me permettre de tenir l´affût plus longtemps, peut être même jusqu´à l´heure légale. La lumière diminue et mes chances avec, mais je sens que c´est pour ce soir. Je veux que ce soit pour ce soir et je tiens. Ne pas bouger et tenir, ne pas bouger et tenir, je n arrête pas de me le répéter.
Ce brocard, je le connais, je le chasse depuis la fin du rut et deux fois déjà il m´a mis en défaut. Ce n’est certes pas un grand trophée mais je le veux. Au compteur des sorties, il en totalise 75. 75 fois j ai écris dans mon petit répertoire ou je consigne toutes mes sorties, la même histoire…..
De temps à autre et avec le minimum de gestes, je nettoie mon viseur et contracte les muscles du bras qui va armer l´arc. Une dernière fois, je revisite du regard les fenêtres de tir, seuls endroits ou je pourrais armer sans être vu.
Et enfin comme une libération, j’entends le bruit des pas si caractéristique. Sans même l´avoir encore vu, je sais que c´est lui. Apres un arrêt, il dépasse mon arbre, et là celui qui m’avait donné tant de fil à retordre, m’offre un tir plein travers. Quand je l ai ramassé sur sa piste de refuite , je l’ ai trouvé couché face à moi. Avant de mourir il avait fait demi tour. Est ce par hasard ou voulait il me dire qu il savait que j´étais la ?

Je ne le saurais jamais.
Olivier
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Sanglier des vosges


Sanglier-des-Vosges.jpg

Juillet 2005 Parcelle 61 dans les vosges un peu en dessous du grand ballon. Le soleil est radieux depuis une bonne demi-heure et le jour franc me donne l’impression que mes chances diminuent au fil des minutes. Une chevrette avec ses deux chevrillards me sont passés dans le dos voilà une demi-heure et j’ai déjà eu droit à une belle scène de chasse non couronnée car le brocard tant convoité ne s’est pas montré.

Un bruit léger me sort de ma torpeur progressive. Des craquements de brindilles de plus en plus nombreux annoncent l’arrivée iminente d’un ou de plusieurs gibiers. J’aperçois un groin qui sort de la hêtraie et bientôt deux et finalement toute une compagnie. Quelle émotion ! Les sangliers passent sur la coulée devant moi mais je n’identifie aucun animal prélevable. Je me souviens de voir au fur et à mesure la compagnie passée sans pouvoir tirer jusqu’à cette petite laie non suitée âgée semble t-il d’un an. Ma flèche part et vient se ficher juste derrière l’épaule dans un vacarme terrible. Toute la compagnie part vers le haut sauf ma laie qui rebrousse chemin. Il fait très chaud et il ne faut pas traîner pour la retrouver. Très peu d’indices sur l’anchuss me décident à appeler Richard pour une recheche courte mais intense (200m).

Merci Plume et Richard ! 
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Une journée pas comme les autres ......
Le 1er mars 2007

Cerf-et-renard.jpg

Ce jeudi 5 octobre est une belle journée ensoleillée. C’est mon tour de profiter des derniers jours du brame. La saison ne nous a pas été très favorable jusque là. Les biches se font discrètes, les cerfs ne donnent pas beaucoup de voix. Notre parcelle favorite n’a pas été à la hauteur de nos espérances, aussi je me décide d´aller affûter un petit pré, traversé d’un ruisseau, dans une hêtraie au fin fond de la vallée de Guebwiller. Nous sommes à quelques centaines de mètres des premières pistes de ski du Markstein.

Le week-end précédent a été très arrosé, l’avant veille très agité avec des pointes de vent supérieures à 140 km/h sur les crêtes.

Je monte vers 17 heures par une petite piste herbeuse au milieu de la hêtraie. Le bruit de mes pas est couvert par le ruissellement des précipitations du week-end. Le vent m’est très favorable. L’orientation est bonne, et l’air qui se rafraîchit tombe dans le fond de vallée.

Je viens m’installer sur le tree-stand perché à 4 mètres dans un sapin qui est juste en dessous la piste. Le petit pré est marqué par 2 coulées longitudinales et une autre perpendiculaire. Les pieds sont frais. Le petit ruisseau me gêne un peu car le bruit ne me permet pas d’être à l’affût « auditif ». La première heure se passe calmement, rien ne bouge.

Il est 18 heures 40, un mouvement attire mon attention au bas du pré. C’est un renard. Il est à 45 mètres. Je lève mon appareil photo et prend 3 clichés en bracketing. Le renard vient vers moi, je me dis qu’un peu de réussite me ferait bien plaisir ! Voilà mon goupil qui monte dans le pré. 30 mètres, 25 mètres puis il change de direction. Je sens qu’il va monter sur la piste sans traverser le ruisseau. J’arme, il s’arrête sans s’apercevoir du danger. Je pose mon point sur la ligne dorsale, car mon viseur est étalonné à 18 mètres et la distance est de 25 mètres, je décoche ma flèche qui va toucher au but. Le renard file vers l’épais sans traîner. Un coup de jumelle me renseigne. Mon traceur (petit pompon de plume que je colle à l’arrière de mes flèches) est essuyé, j’ai traversé.

Je ne bouge pas de mon tree-stand en priant que ma flèche ait été assez précise pour que je retrouve mon renard assez près. Je suis tenté d’aller jeter un œil, mais je me ravise trouvant l’idée assez mauvaise car il me reste 3/4 d’heure très favorable avant la pénombre.

La suite me donnera raison. Mon œil est à nouveau attiré par un mouvement de l’autre côté du petit pré. Je lève mon appareil photo, c’est un cerf. Je fais un petit cliché volé, mais je m’aperçois rapidement que mon cerf est « dans les clous » ! Il entre dans cette catégorie ouverte aux archers sur notre chasse : le C1. Cerf dont les bois se terminent par des pointes (à l’exception du daguet de première tête dépassant la hauteur de l’oreille). Le cerf porte 6 corps. L’analyse est rapide, l’appareil retombe naturellement dans la poche ventrale de ma veste, et déjà le cerf est à portée de flèche. Il passe doucement derrière cette souche que j’avais télémétrée à 22 mètres en début de soirée. La pente est très importante, elle est renforcée par la hauteur de mon tree-stand. J’estime l’angle de tir à 50 %.

Les 70 livres de mon Switchback XT « passent » comme un dessert à la crème ! Me voilà en visée sur un gibier que je convoite depuis plusieurs années. Je me surprends alors à agir de manière ultra-méthodique. Mon analyse habituelle d’avant décoche se fait à la vitesse de l’éclair, le point vert de mon viseur se « dépose » sur l’épaule du cerf et ma flèche file comme à l’entraînement.

La flèche atteint le point que j’ai visé. A l’atteinte, le cerf s’effondre puis se relève et disparaît dans les petits hêtres dans un vacarme étourdissant. J’ai vu mon empennage et mon traceur à l’extérieur, je n’ai pas traversé. Mon sentiment est mitigé. Je sens bien ma flèche, mais mon naturel pessimiste m’insiste à mesurer mon pronostique.

Une demi-heure passe. Je me décide à quitter mon tree-stand dans la direction opposée à celle de la fuite du cerf, ça tombe bien car j’ai un renard à chercher !

Je dépose mon Catquiver, mon arc, mes jumelles au bord de la piste. La lumière tombe, mais il est encore possible de faire la piste. Je retrouve ma flèche trempée de sang. Quelques gouttes me mènent jusqu’au bouquet de hêtres dans lequel le renard a disparu. La suite sera assez facile, les gouttes et les reposées de sang, assez nombreuses, me mènent jusqu’à la dernière couche du goupil. Il n’a parcouru que 25 mètres. La flèche a traversé les 2 poumons.

Mon sentiment est mitigé. Je suis content, mais le plus dur reste à faire. Je décide de filer à la voiture avec le renard, et de téléphoner à mon conducteur UNUCR favori pour prendre conseil sur la marche à suivre. Quelques coups de fil plus tard, la décision est prise. La nuit est fraîche, nous ferons la recherche demain matin. Je pense que ma flèche a traversé au moins un poumon, sans doute deux, mais la prudence s’impose.

Ma nuit n’a pas été des plus paisible, je suis excité comme une puce. Je saute du lit bien avant l’heure et file chercher mon ami Francis pour qu’il m’accompagne. Son expérience me sera précieuse. Nous voilà au pied de la parcelle, notre adjudicataire (agent de l’ONF), le conducteur et son chien « Plume » ((il a bien choisi son nom), Francis et ma pomme. Nous voilà sur le petit pré, le chien file à l’Anchuss.

Le chien n’hésite pas une seconde et entre dans la hêtraie suivi par le conducteur. C’est à peine si j’ai le temps de ramasser ma flèche. Le morceau fait 70 centimètres de long, la flèche s´est cassée juste derrière l’insert ! Je commençais seulement à avoir l’œil noir en imaginant ma flèche échouer lamentablement sur l’épaule du cerf sans y pénétrer, lorsque j’entends les exclamations de joie du conducteur et les aboiements de Plume. Le cerf est là, il a parcouru 25 ou 30 mètres. Ma joie et celle de mes accompagnateurs sont immenses. C’est le début d’une matinée humide et brumeuse qui s’avèrera être la plus belle de celle que j’ai vécu à la chasse.

La flèche est entrée au-dessus de l’épaule, elle a traversé un poumon, le cœur, le cerf a fait 3 chutes dans sa fuite, il a dû mourir en quelques secondes. La flèche a été arrêtée par l’os du sternum après avoir fait son travail.

L’arc est un Mathews Switchback XT de 70 livres et 29,5 pouces d’allonge, une flèche Easton C2 340, équipée d’une Thunderhead 125 et de vanes Blazer 2 pouces. Le poids de la flèche est de 465 grains, la distance de tir est de 22 mètres.

Erhart Frédéric
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Mon premier chevreuil à l´arc

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Récit (19/11/2006)

Il y a une quinzaine de jours, avec Fred, nous décidons d’aller poser deux tree-stands en vue de flécher des chevreuils. Après avoir observé attentivement, nous choississons deux positions qui révèlent des coulées très marquées. Le premier poste est situé à la frontière entre une partie de hautes herbes où pousse quelques jeunes arbres et une autre où la forêt n’a pas encore été exploitée. Le second offre une vue très intéressante. Devant, au delà du chemin, on peut voir assez loin dans les hautes herbes et les baliveaux. Derrière, c’est un peu plus dense avant d’atteindre les grands arbres. De chaque coté, nous avons deux belles coulées qui laissent présager un passage très fréquent.

Dimanche matin, c’est Laurent que j’accompagne. Le temps est plutôt couvert et je vais me placer au second poste. Après deux bonnes heures durant lesquelles j’ai vu un renard et quelques passereaux, et qu’il tombe quelques gouttes, je décide d’aller pirscher. Je remonte tranquillement en direction du premier poste situé à une soixantaine de mètres. Il y a plusieurs battues dans les environs, quelques coups de carabines ont résonné et un chien des voisins a quitté son lot et donne de la voix dans notre secteur. Comme les aboiements semblent se rapprocher, je décide de rejoindre le poste numéro 1.
Je ne suis pas installé depuis plus de cinq minutes quand je vois un chevreuil arriver derrière les arbres. Comme nous avons la possibilité de tirer les chevrettes et les chevrillards, je croise les doigts… Le chevreuil avance sur ma gauche mais toujours derrière les arbres. Je suis quasiment sur que ce n’est pas un brocard. Finalement, c’est une chevrette, mais je ne suis pas prêt au moment où elle passe dans la fenêtre de tir. Je n’ai pas le temps de me lever et d’armer. Elle disparaît en direction du chien qui continue de mener. Malgré tout, ça donne de super émotions !
5 nouvelles minutes s’écoulent quand arrive sur la coulée principale sur la gauche en avant de mon poste un autre chevreuil. Malgré les arbres, j’ai l’impression de revoir la même chevrette. Je me prépare pendant que je suis caché. Alors que je suis en train d’armer, elle avance et s’arrête dans une fenêtre où elle peut me voir. J’arrête mon mouvement en étant armé de moitié. Heureusement, elle redémarre rapidement. Je profite d’un tronc pour terminer l’armement. Elle s’engage nerveusement au pas sur la coulée dégagée. Je place mon point lumineux assez bas, juste derrière l’épaule et tire. Juste avant l’impact, j’ai l’impression que la chevrette réagit et s’écarte de la coulée. Je vois la flèche rentrer très basse (trop) à l’arrière de la cage thoracique. J’entends un son creux et sourd. La chevrette détale et disparaît rapidement de ma vue. Je vois ma flèche fichée dans le sol et j’ai un sentiment très partagé. Je suis sûr de l’avoir traversé mais je sais que ma flèche est trop en arrière.

Commence l’attente… 2 minutes se passe lorsqu’un petit brocard arrive sur ma droite. Il avance vers mon poste, passe sous le tree-stand, s’arrête à l’endroit où je suis arrivé puis repart tranquillement. Quand je pense à la nervosité de la chevrette alors que ce brocard s’est approché si près sans crainte…

Lorsque je descend de mon poste, je suis impatient de découvrir les indices sur la flèche : elle est couverte de sang clair, un peu granuleux et sent relativement fort. Je ne suis pas super content. Laurent me rejoint et nous cherchons des indices. Rien ! Absolument rien à part une odeur assez forte…
Nous appelons un conducteur de chien de sang (pas évident d’en trouver un disponible le dimanche !). La recherche est prévue en début d’après-midi. Rentré à la maison en attendant, je n’arrête pas de repenser à la scène en espérant qu’on retrouve la chevrette…

Rendez-vous chez Laurent pour retourner sur la chasse…mais comme j’ai un super portable qui me prévient rapidement quand j’ai un message, je n’ai pas pu savoir que le conducteur avait rappelé pour démarrer la recherche une demi-heure plus tôt. Après quelques péripéties que je passe, j’arrive non loin de l’anschuss quand je vois Laurent qui me prévient qu’un coup de carabine a été tiré. Nous faisons le tour de la chasse pendant qu’il me raconte le début de la recherche. Le chien a relevé la chevrette à cent mètres de l’anschuss. Le conducteur l’a laché. La chevrette s’éloigne puis tourne pour passer à deux pas de Laurent et du conducteur. Elle semble courir normalement mais est finalement rattrapée par le chien.
Lorsque nous arrivons de l’autre coté de la chasse, le conducteur nous attend. Le chien s’affaire autour de la chevrette. Je suis soulagé ! Je remercie le conducteur et son chien avant d’aller contrôler la blessure de la flèche. Comme je l’avais vu, elle est passée au niveau des dernières côtes et très basse. Ai-je fait une erreur de placement ? Ai-je sous-estimé la vitesse de déplacement de la chevrette ou bien a-t-elle réagit juste avant l’impact ?

C’était mon premier chevreuil à l’arc, et je pense avoir appris beaucoup ou plutôt compris mieux un certain nombre de choses qui avaient été abordés durant ma formation. La prochaine fois, je tâcherai d’offrir une mort plus rapide à ce superbe animal. En tout cas, les sensations sont super lorsque l’on voit l’animal que l’on souhaite tirer s’approcher et se présenter dans les bonnes conditions.

Defaux Matthieu

Quelques photos divers de notre sympathique ami et instructeur Pépo

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par Association Haut-Rhinoise des chasseurs à l'arc publié dans : Récits de chasse - Trophées
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